Miséricorde Divine
Vénération de la Miséricorde Divine
D'après les révélations de Jésus tirées du Petit Journal de sainte Sœur Faustine
Ma fille, annonce au monde entier Mon inconcevable miséricorde. [699]
Dis à l'humanité souffrante qu'elle se blottisse contre Mon cœur miséricordieux et Je la comblerai de paix. [1074]
« Rien n'est aussi nécessaire à l'homme que la miséricorde de Dieu. »
Saint Pape Jean-Paul II.
Sur les traces de la Miséricorde Divine
« Grâce à l'amour miséricordieux de notre Dieu, le soleil levant nous visitera d'en haut. » (Lc 1,78)
Intériorité et spiritualité : soin et développement de la disposition religieuse de l'homme (...) toutes ces tâches de premier ordre et ces fruits joyeux d'une foi vécue se trouvent dans le Petit Journal de Sœur Maria Faustyna :
« Oh ! que le monde spirituel est beau ! Il est si réel qu'en comparaison la vie extérieure n'est qu'illusion vide et impuissance ! » [884]
Sœur Faustine nous montre ce qui, au cours du développement des dernières décennies, est souvent passé au second plan, sinon même tombé dans l'oubli – la vie intérieure de l'âme avec Dieu.
« Si seulement les âmes voulaient écouter Ma voix quand Je parle au plus profond de leur cœur, elles atteindraient en peu de temps le sommet de la sainteté. » [584]
La véritable intériorité consiste en un amour joyeux pour Dieu et Sa sainte volonté :
« La tristesse ne peut pas s'installer dans un cœur qui aime Dieu ! » [886]
Sous le nom de liberté totale, d'émancipation sans bornes, les commandements de Dieu ont été qualifiés de répressifs (oppressants) – oui, Dieu Lui-même a été déclaré adversaire de la liberté humaine. Le Pape Jean-Paul II a constaté dans son encyclique Dominum et Vivificantem (n° 38) que Dieu a finalement été déclaré ennemi de Sa propre créature. Sœur Faustine démasque ce blasphème en proclamant avec éclat :
« L'amour de Dieu rend l'âme libre ! Elle est comme une reine qui ne connaît pas la contrainte de l'esclavage ! » [890]
L'inquiétude de nombreux fidèles que l'intériorité, la vie spirituelle, soient une chose très difficile, que l'ascension de l'âme ne puisse être atteinte que par des actes extraordinaires, avait déjà été rejetée comme non fondée par sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus avec sa « Petite Voie ». Fidèle à cette tradition, le Petit Journal de Sœur Faustine vise l'essentiel de la vie religieuse, l'amour.
« Jésus, Tu m'as montré en quoi consiste la grandeur de l'âme : non pas dans des actes grandioses, mais seulement dans le grand amour. L'amour en fait la valeur. Il donne leur valeur à tous les actes. Ainsi, même les actes petits et quotidiens deviennent grands et importants devant Dieu par l'amour. L'amour est un mystère qui transforme tout ce qu'il touche en choses belles et agréables à Dieu. » [889]
Dieu est amour. (1 Jn 4,16) Et l'amour veut se donner. Se donner est une joie, ne pas pouvoir se donner est une souffrance. Jésus Se donne tout entier à Dieu ; Il donne Sa vie pour le péché du monde. Face à l'homme pécheur, l'amour se révèle comme miséricorde (miseri cor dare = miséricorde).
La Miséricorde Divine est plus grande que la misère humaine. Plus l'homme pécheur est misérable, plus la bonté de Dieu est encline à lui témoigner de la miséricorde. Cette disponibilité totale à accorder la miséricorde à chacun est révélée de manière particulière à Faustine. Sa vocation particulière est de proclamer la pitié de Dieu. C'est aussi le sens de l'image qu'elle devait faire peindre : une image qui, par sa seule contemplation, éveille une confiance sans bornes en la Pitié Divine. (…)
« Je ne peux pas punir même le plus grand pécheur s'il en appelle à Ma pitié, Je le justifie dans Mon insondable et impénétrable miséricorde. » [1146]
D'après la révélation de Jésus à Faustine, il suffit de reconnaître sa propre misère et d'être ouvert à l'appel du Seigneur, alors des flots de pitié jailliront du Cœur de Jésus sur les hommes. Sœur Faustine devient ainsi le héraut de la confiance en l'infinie miséricorde. Quoi qu'il ait pu se passer dans la vie d'un homme, fussent les pires péchés – la confiance pleine et entière en l'amour miséricordieux de Jésus est toujours le chemin du salut.
Le nom de religion complet de notre servante de Dieu est : Sœur Maria Faustyna du Très Saint Sacrement. Ce nom ouvre la vue sur une autre richesse de cette vie intime avec Dieu, à savoir l'importance de la sainte communion dans la vie de Faustine. Elle a laissé un certain nombre de préparations à la réception de la sainte communion. Ce sont des trésors pleins d'un amour et d'une profondeur incroyables. Ici aussi, on peut reconnaître une providence divine : à l'époque des communions de masse, de la réception massive de la communion, il est nécessaire de faire prendre conscience sans cesse aux nombreux communiants qui ils reçoivent, ce qui appartient à une bonne préparation, à une réception digne et intérieure et à une action de grâce soignée.
« Le moment le plus solennel de ma vie est toujours le moment où je reçois la sainte communion … Les anges, s'ils le pouvaient, ne nous envieraient que deux choses, la réception de la sainte communion et la souffrance. » [1804]
Par cette dernière parole, une autre dimension de la vie de Faustine est caractérisée. La souffrance était devenue sa compagne familière. Avec la sainte hostie de l'Eucharistie, elle voulait elle-même devenir hostie, sacrifice. D'une part, son désir était de souffrir avec Jésus pour le salut des pécheurs.
« Le Seigneur m'a accordé pendant l'Heure Sainte de compatir à Sa passion. J'ai participé à l'amertume qui remplissait Son âme pendant la passion. » [872]
D'autre part, elle voulait faire réparation à Jésus pour les outrages (difficultés) qu'Il doit subir de la part des hommes, c'est pourquoi Jésus lui disait souvent lors de la sainte communion des paroles comme celles-ci :
« Ma fille, ton amour M'est une réparation pour la froideur de cœur de nombreuses âmes. » [1816]
Ici, la coopération au salut des âmes, toujours connue dans l'histoire de la piété, devient réalité. (...) Le Pape Pie XII en a parlé avec force dans son encyclique Mystici Corporis :
« C'est un mystère véritablement redoutable, qu'on ne méditera jamais assez, à savoir que le salut de beaucoup dépend des prières et des exercices de pénitence volontaires des membres du corps mystique de Jésus-Christ, qu'ils prennent sur eux à cette fin. » (Doctrine de salut de l'Église, p. 489, Frbg. Suisse 1953)
Après la lecture du Petit Journal de Sœur Faustine, ce précieux joyau de la littérature spirituelle, la question s'impose : comment peut-on vivre ne serait-ce qu'un instant sans aimer Dieu ?
Tiré de la préface du Petit Journal de sainte Sœur Faustine par Mgr Josef Stimpfle †, Augsbourg 6 août 1987
Sœur Faustine et sa mission
« Dans chaque âme J'accomplis l'œuvre de la miséricorde. Plus le pécheur est grand, plus son droit à Ma miséricorde est grand. Sur chaque œuvre de Mes mains Ma miséricorde est scellée. » [723]
La mission de Sœur Faustine comprend la dévotion à la Miséricorde Divine sous de nouvelles formes. Le fondement de cette dévotion est la confiance enfantine en Dieu et l'amour miséricordieux pour le prochain, comme clé de la perfection chrétienne.
Cette insondable miséricorde, Sœur Faustine l'a reconnue surtout par la contemplation des œuvres de Dieu. Dans la miséricorde de Dieu, elle voit la seule raison pour laquelle Il appelle des créatures du néant à l'existence. Elle écrit à ce sujet :
« Ô Dieu, par miséricorde Tu as appelé le genre humain du néant à l'existence et Tu l'as comblé abondamment de dons naturels et surnaturels. Cela ne suffisait pas encore à Ta bonté. Dans Ta miséricorde Tu nous donnes la vie éternelle. Tu nous fais parvenir à Ton éternel bonheur, participer à Ta vie intérieure et cela uniquement en vertu de Ta miséricorde. Tu nous combles de Ta grâce uniquement parce que Tu es bon et rempli d'amour. Tu n'avais pas besoin de nous pour être heureux, mais Toi, Seigneur, Tu veux partager Ton propre bonheur avec nous. » [1743]
Plus encore, elle reconnaît dans l'incarnation de Dieu Son immense miséricorde, qui se révèle le plus parfaitement dans l'œuvre de la rédemption sur la croix.
« Par Ta miséricorde – confessait-elle dans une conversation avec Jésus – Tu es descendu jusqu'à nous pour nous tirer de notre détresse. (…) Le miracle inconcevable de Ta miséricorde s'accomplit, Seigneur : le Verbe Se fait chair, Dieu habite parmi nous, le Verbe de Dieu – la miséricorde incarnée. Cette humiliation de Dieu par l'acceptation de la nature humaine est l'expression de Sa miséricorde, l'effort de Son amour devant lequel le ciel s'étonne. » [1745]
La reconnaissance du mystère de la miséricorde de Dieu dans l'œuvre de la création, de la rédemption et du salut s'est accomplie dans sa vie par l'utilisation de moyens très simples, comme la lecture spirituelle, la méditation quotidienne, la contemplation des mystères du rosaire et des stations du chemin de croix, l'expérience profonde des saints sacrements, les fêtes de l'Église dans l'année liturgique ainsi que la réflexion et l'observation de tout le bien que Dieu avait opéré dans le monde et dans sa vie personnelle.
La clé du Cœur de Dieu
Le fondement de la dévotion à la miséricorde de Dieu est la confiance. Elle est pour ainsi dire la clé du Cœur de Dieu et le vase pour puiser toutes les grâces.
« On puise des grâces à Ma miséricorde avec un seul vase, et c'est la confiance. Plus une âme a de confiance, plus elle reçoit. » [1578]
Cette confiance se prouve par le fait que nous orientons chaque jour à nouveau notre vie selon la volonté de Dieu. Cela se fait premièrement par l'accomplissement de Ses commandements et de nos devoirs d'état, deuxièmement en suivant les inspirations du Saint-Esprit et troisièmement par l'acceptation reconnaissante de tous Ses décrets et permissions. [Cf. 444]
« Dis, Ma fille, que Je suis tout amour et miséricorde. Quand une âme s'approche de Moi avec confiance, Je la comble d'une telle grâce qu'elle ne peut pas la contenir en elle-même et qu'elle la fera rayonner sur d'autres âmes. » [1074]
La miséricorde envers le prochain est – à côté de la confiance – le deuxième élément essentiel de cette dévotion. C'est pourquoi Jésus a exprimé le souhait que Ses dévots accomplissent par amour pour Lui au cours de la journée au moins un acte de miséricorde envers le prochain.
« Tu dois toujours et partout témoigner de la miséricorde à ton prochain. Tu ne peux ni te dérober, ni te justifier, ni t'excuser. Je te donne trois manières de témoigner de la miséricorde au prochain : premièrement – l'acte ; deuxièmement – la parole ; troisièmement – la prière. Dans ces trois degrés est contenue la plénitude de la miséricorde ; elle est une preuve irréfutable de l'amour pour Moi. Ainsi l'âme loue et vénère Ma miséricorde. » [742]
Il expliqua aussi que la miséricorde envers l'âme est plus méritoire et ajouta que pour cela aucun moyen matériel n'est nécessaire. Chaque homme, surtout chaque baptisé, peut et doit témoigner de la miséricorde, conformément au message de l'Évangile.
Ainsi, la dévotion à la miséricorde de Dieu n'a pas exclusivement le caractère d'une prière, mais est une forme d'expression profondément vécue de la vie chrétienne.

Cette image miraculeuse se trouve depuis septembre 2005 dans le sanctuaire de la Miséricorde Divine à Vilnius (Lituanie). Eugeniusz Kazimirowski fut le premier peintre chargé de peindre l'image de Jésus Miséricordieux d'après les descriptions de Sœur Faustine. Quand elle la vit pour la première fois en 1934, elle pleura amèrement parce qu'on n'avait pas réussi à représenter Jésus aussi beau qu'elle avait pu Le contempler. Mais Jésus la consola en lui disant : « Ce n'est pas dans la beauté des couleurs ou du coup de pinceau que réside la grandeur de cette image, mais dans Ma grâce. » [313]
L'image de Jésus Miséricordieux
« Ô amour éternel, Tu ordonnes de peindre Ton saint portrait et Tu nous révèles l'inconcevable source de la miséricorde. Tu bénis ceux qui s'approchent de Tes rayons, et chaque âme noire se transforme en neige. » [1]
La rencontre de Sœur Faustine avec Jésus Miséricordieux le 22 février 1931 est au début de la vénération de cette image unique par laquelle de nombreuses personnes reçoivent des flots de grâces. Elle écrit :
« Le soir, quand j'étais dans ma cellule, j'aperçus Jésus, le Seigneur, vêtu d'une robe blanche. Une main était levée pour bénir, l'autre touchait le vêtement sur la poitrine. De l'ouverture du vêtement (…) sortaient deux grands rayons, l'un rouge et l'autre pâle. (…) Mon âme était pénétrée de crainte, mais aussi d'une grande joie. Après un moment Jésus me dit : 'Peins une image d'après ce que tu vois, avec la signature : Jezu Ufam Tobie (Jésus, j'ai confiance en Vous) ! Je désire que cette image soit vénérée, d'abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier.' » [47]
Le contenu de l'image est étroitement lié à la liturgie du deuxième dimanche de Pâques (fête de la Miséricorde Divine). L'Évangile du jour de l'Église traite de l'apparition du Ressuscité au Cénacle et de l'institution du sacrement de pénitence (cf. Jn 20,19-23). Les rayons de sang et d'eau coulant du cœur transpercé ainsi que les stigmates aux mains et aux pieds rappellent les événements du Vendredi Saint (cf. Jn 19,16-37).
« Les rayons de la miséricorde Me consument, Je veux les répandre sur les âmes des hommes. » [50]
Caractéristique de l'image de Jésus Miséricordieux sont les deux rayons que le Seigneur expliqua Lui-même :
« Le rayon pâle signifie l'eau qui justifie les âmes ; le rayon rouge signifie le sang qui est la vie des âmes. (...) Ces deux rayons jaillirent des profondeurs de Ma miséricorde, alors que Mon cœur mourant sur la croix fut ouvert par la lance. Heureux celui qui vivra à leur ombre. » [299]
Les sacrements du baptême et de la pénitence purifient l'âme, et dans le sacrement de l'Eucharistie elle reçoit toujours à nouveau sa nourriture.
Ainsi l'image parle d'une part de la grande miséricorde de Dieu qui nous a été révélée dans le mystère pascal du Christ, et d'autre part elle nous rappelle l'exercice chrétien de la confiance ainsi que de l'amour actif pour le prochain. Les paroles inscrites sur l'image indiquent l'attitude de confiance : Jésus, j'ai confiance en Vous !
« L'image », dit Jésus, « doit rappeler les exigences de Ma miséricorde, car même la foi la plus forte ne sert à rien sans les œuvres. » [742]
À une vénération de l'image ainsi comprise, le Seigneur a promis le salut éternel :
« Je promets que l'âme qui vénère cette image ne se perdra pas. » [48]
Le Seigneur a aussi promis de grands progrès sur le chemin de la perfection chrétienne, la grâce d'une mort heureuse ainsi que toutes les autres grâces et bienfaits temporels que les hommes Lui demanderont avec confiance :
« Par cette image J'accorderai beaucoup de grâces aux âmes, c'est pourquoi chaque âme doit y avoir accès. » [570]

En 1943, le peintre Adolf Hyla réalisa également un tableau de Jésus Miséricordieux en remerciement de sa préservation de la guerre et l'offrit comme ex-voto pour la chapelle des Sœurs de la Congrégation de la Mère de Dieu de la Miséricorde à Cracovie. Jusqu'à aujourd'hui, d'innombrables personnes viennent dans ce sanctuaire pour vénérer Jésus Miséricordieux et implorer des grâces. Des copies de cette grande image miraculeuse sont répandues dans le monde entier.
La fête de la Miséricorde Divine
« Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde. » [299]
« Les prêtres doivent en ce jour annoncer aux âmes Ma grande et insondable miséricorde. » [570]
Jésus a exprimé ce souhait pour la première fois en 1931 à Plock, lorsqu'Il a communiqué Sa volonté concernant la création de l'image de Jésus Miséricordieux. Dans les années suivantes, Jésus est revenu 14 fois sur ce désir, en indiquant la place de cette fête dans le calendrier liturgique, en décrivant la raison et le but de son institution ainsi que la manière de sa préparation et de sa célébration.
Le choix du premier dimanche après Pâques, qui clôt l'octave de la résurrection du Seigneur, indique le lien étroit du mystère pascal avec la fête de la Miséricorde Divine. La passion, la mort et la résurrection du Christ sont la source et le sommet de la révélation de l'amour miséricordieux de Dieu.
« La fête de la Miséricorde Divine a été instituée par le Pape Jean-Paul II le 30 avril 2000 pour toute l'Église. »
L'œuvre de la rédemption se montre dans toute sa plénitude dans les saints sacrements dont parle la liturgie de cette fête. Les sacrements du baptême, de la pénitence et de l'Eucharistie sont donc des sources inépuisables de la miséricorde de Dieu, vers lesquelles l'Église conduit toutes les générations sur toute la terre.
C'est pourquoi le dimanche de la Miséricorde ne doit pas seulement être le jour de la vénération particulière de Dieu dans ce mystère, mais il doit aussi être le jour de grâce pour tous les hommes, particulièrement pour les pécheurs.
« Je désire que la fête de la Miséricorde soit un refuge et un abri pour toutes les âmes, particulièrement pour les pauvres pécheurs. En ce jour, l'intérieur de Ma miséricorde est ouvert ; Je répands tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approchent de la source de Ma miséricorde. L'âme qui se confesse et reçoit la sainte communion reçoit le pardon total des fautes et des peines ; en ce jour toutes les écluses de Dieu sont ouvertes, par lesquelles coulent les grâces. Aucune âme ne doit avoir peur de s'approcher de Moi, même si ses péchés étaient rouges comme l'écarlate. » [699]
La préparation à la fête de la Miséricorde Divine doit être une neuvaine qui consiste à réciter pendant neuf jours le chapelet de la Miséricorde Divine.
« Dans cette neuvaine, » dit le Seigneur, « J'accorderai aux âmes toutes les grâces. » [796]
Le chapelet de la Miséricorde Divine
« Par la récitation du chapelet de la Miséricorde Divine, tu rapproches l'humanité de Moi. » [929]
« Il Me plaît de leur accorder par cette prière tout ce qu'ils Me demandent. » [1541]
Jésus dicta cette prière à Sœur Faustine les 13 et 14 septembre 1935. [474–476] Au total, Jésus en a parlé 14 fois, a expliqué le but et les promesses liées à la prière. Dans cette prière nous offrons à Dieu le Père : le Corps et le Sang, l'Âme et la Divinité de Son Fils bien-aimé en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. Nous nous unissons au sacrifice de Jésus sur la croix qu'Il a accompli pour la rédemption du monde ; nous en appelons à l'amour dont Dieu le Père aime Son Fils et en Lui tous les hommes. Si nous gardons en tout ce que nous demandons la volonté de Dieu et Sa gloire en vue, la promesse de Jésus nous est accordée :
« Par cette prière tu obtiens tout, si ce que tu demandes est conforme à Ma volonté. » [1731]
D'après la promesse de Jésus, les pécheurs et les mourants surtout doivent recevoir des grâces particulières.
« Les prêtres le donneront aux pécheurs comme ultime planche de salut. Serait-ce le pécheur le plus endurci – s'il récite ce chapelet une seule fois, il recevra la grâce de Mon infinie miséricorde. » [687]
Quand ce chapelet de la miséricorde est récité auprès des mourants, Jésus se tiendra entre Son Père et le mourant non comme un juste juge, mais comme un rédempteur miséricordieux. [1541]
Mais pour obtenir toutes les grâces promises, il est important que notre prière soit marquée par une confiance persévérante en la miséricorde de Dieu et par un repentir sincère de nos péchés.
« Quand l'âme voit et reconnaît la gravité de ses péchés, quand tout l'abîme de sa misère (…) s'étale devant ses yeux, elle ne doit pas désespérer, mais se jeter avec confiance dans les bras de Ma miséricorde, comme un enfant dans les bras de sa mère aimante. » [1541]
D'après sainte Hildegarde de Bingen, le repentir a une dynamique de renouveau du monde. Avec lui nous pouvons mettre en mouvement le monde cosmique. La force du repentir fait fleurir la nature et la rend féconde. Elle écrit : « Dans le repentir l'homme brise ses péchés. Il n'est pas une force qui viendrait de nous, mais il jaillit de la passion du Seigneur … » De Dieu le Père sainte Hildegarde reçoit le merveilleux message pour chaque enfant des hommes : « Pourquoi ne rentres-tu pas à la maison quand tu as péché ? Je t'offre de Mon cœur de Père la plus grande force de mon amour : le repentir. »
Instructions pour réciter le chapelet de la Miséricorde Divine [Cliquez ici]
La neuvaine à la Miséricorde Divine
L'heure de la miséricorde
« À cette heure la grâce est venue pour le monde entier. La miséricorde a vaincu la justice. » [1572]
En octobre 1937, Jésus recommanda de se souvenir de l'heure de Sa mort qu'Il appela Lui-même « l'heure de la grande miséricorde pour le monde ». [1320] En février 1938, le Seigneur répéta Son désir, en décrivant la manière de prier à l'heure de la miséricorde et la promesse y afférente.
Jésus souhaite qu'à cette heure on se souvienne de Sa douloureuse passion pour louer et exalter la miséricorde de Dieu et pour implorer par les mérites de Ses amères souffrances les grâces nécessaires pour le monde, particulièrement pour les pécheurs :
« Je te rappelle (...), que chaque fois que tu entendras sonner la troisième heure, tu te plongeras tout entière dans Ma miséricorde, en la glorifiant et en la louant. Invoque sa toute-puissance pour le monde entier, particulièrement pour les pauvres pécheurs, car maintenant elle est grande ouverte pour chaque âme. » [1572]
Mais pour obtenir ces promesses, trois conditions doivent être remplies :
La prière doit être adressée à Jésus.
Elle doit être faite à 15 heures.
Elle doit en appeler à la passion du Seigneur. [cf. 1320]
De plus, la dévotion à la miséricorde de Dieu doit être liée à l'attitude de confiance et à l'amour miséricordieux pour le prochain.
Jésus nomma aussi des formes de prière appropriées pour la vénération de la Miséricorde Divine :
« Efforce-toi à cette heure de faire le chemin de croix. Mais si cela ne te n'est pas possible, alors va pour un moment à la chapelle et vénère Mon cœur qui demeure plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement de l'autel. Au cas où cela ne te serait pas non plus possible, plonge-toi, ne serait-ce que brièvement, dans la prière à l'endroit où tu te trouves. À cette heure tu peux tout obtenir pour toi-même et pour les autres. » [1572]
Prière à l'heure de la mort de notre Seigneur (15h00)
Jésus Miséricordieux, en souvenir reconnaissant de Ta mort amère sur la croix, je T'adore avec le plus profond respect et je Te loue pour la grâce inestimable de la rédemption. Humblement je Te prie, regarde avec bonté l'humanité tout entière et manifeste particulièrement aux pauvres pécheurs et aux mourants Ton insondable miséricorde. Amen.
Prière pour la conversion d'une âme
« Si tu récites cette prière pour un pécheur avec un cœur contrit et avec foi, Je lui donnerai la grâce de la conversion. La prière est :
Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de miséricorde pour nous, – j'ai confiance en Vous. » [186]
La Mère de Dieu de la Miséricorde
« J'ai donné au monde le Rédempteur, et tu dois parler au monde de Sa grande miséricorde et le préparer à Sa seconde venue. » [635]
Sœur Faustine rapporte dans son Petit Journal comment elle a pu contempler plusieurs fois la Mère de Dieu comme la Médiatrice entre le ciel et la terre :
« … J'aperçus entre le ciel et la terre la Mère de Dieu dans un vêtement clair. Elle priait, les mains croisées sur la poitrine et regardant vers le ciel. De Son cœur sortaient des rayons de feu, certains allaient vers le ciel, d'autres couvraient notre terre. » [33]
Le 5 août 1935, fête de la Mère de Dieu de la Miséricorde, Sœur Faustine vit à nouveau Marie d'une beauté indicible, et cette fois Marie lui dit :
« Je suis votre mère par l'insondable miséricorde de Dieu. L'âme qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu m'est la plus chère. » [449]
Par ces paroles Marie nous rappelle l'heure de la grande miséricorde dans laquelle Jésus, mourant sur la croix, nous a donné Sa mère pour ainsi dire comme porte de la miséricorde.
Depuis cet instant Marie est, selon le décret divin, la grande Médiatrice des grâces des mérites rédempteurs de Jésus (Cf. IIème Concile du Vatican, Lumen Gentium, n° 62). Marie porte nos prières et nos sacrifices vers le Cœur de Dieu. C'est pourquoi elle nous invite sans cesse à nous consacrer nous-mêmes, nos familles et par substitution l'humanité entière à son cœur maternel. Par ce don à Marie nous pouvons coopérer au triomphe de son Cœur Immaculé qu'elle a déjà annoncé en 1917 à Fatima.
Consécration au Cœur Immaculé de Marie
Très Sainte Vierge Marie !
Mère de Dieu et ma Mère ! À Ton Cœur Immaculé je me consacre avec tout ce que je suis et tout ce que j'ai. Prends-moi sous Ta protection maternelle ! Préserve-moi de tous les dangers. Aide-moi à surmonter les tentations qui m'entraînent au mal, afin que je garde la pureté de mon corps et de mon âme. Que Ton Cœur Immaculé soit mon refuge et le chemin qui me conduit à Dieu.
Obtiens-moi la grâce, par amour pour Jésus, de prier et d'offrir souvent pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre Ton Cœur Immaculé. En union avec Toi et le Cœur de Ton divin Fils je voudrais vivre dans un don total à la Très Sainte Trinité, en laquelle je crois, que j'adore, en laquelle j'espère et que j'aime. Amen. (Sœur M. Lucia)
La miséricorde et la justice de Dieu
« Avant que Je vienne comme juste juge, J'ouvre toute grande la porte de Ma miséricorde. Celui qui ne veut pas entrer par la porte de Ma miséricorde doit passer par la porte de Ma justice. » [1146]
Sœur Faustine reconnut le mystère de la miséricorde de Dieu aussi dans la destination de l'homme à la béatitude éternelle. Dieu lui a accordé dans Sa bonté et Sa miséricorde la grâce de pouvoir contempler les beautés et le bonheur de la gloire céleste qui est préparée à ceux qui L'aiment et Lui font confiance.
Un autre événement que Sœur Faustine rapporte dans son Petit Journal est le séjour au lieu de purification (purgatoire), où elle vit les âmes souffrantes qui satisfont à la justice de Dieu pour leurs péchés, ce qui est un autre don de la miséricorde de Dieu. Ces âmes sont pleines d'espoir car elles savent qu'elles pourront contempler Dieu un jour.
Il en va tout autrement du lieu des tourments éternels, l'enfer. Sœur Faustine fut conduite sur l'ordre de Dieu par un ange dans les abîmes de l'enfer pour témoigner aux hommes qu'il existe et qu'il est peuplé d'âmes damnées qui endurent des tourments terribles qui durent éternellement.
Regard sur le ciel
« Aujourd'hui j'étais en esprit au ciel et je contemplais les beautés inconcevables et le bonheur qui nous attend après la mort. J'ai vu comment toutes les créatures rendent sans cesse honneur et gloire à Dieu. J'ai vu combien est grand le bonheur en Dieu qui se répand sur toutes les créatures, les rend heureuses et comment toute la gloire et tout l'honneur reviennent de la béatitude vers la source. Ils pénètrent dans les profondeurs de Dieu, contemplant la vie intérieure de Dieu – du Père, du Fils et du Saint-Esprit –, qu'ils ne comprendront ni ne sonderont jamais. Cette source de bonheur est immuable dans son essence, pourtant toujours nouvelle, jaillissant de béatitude pour toutes les créatures. Maintenant je peux comprendre saint Paul qui a dit : 'L'œil n'a pas vu, l'oreille n'a pas entendu, il n'est pas monté au cœur de l'homme ce que Dieu a préparé pour ceux qui L'aiment.' (1 Co 2,9)
Et Dieu m'a fait reconnaître une chose qui a une valeur infinie à Ses yeux – c'est l'amour de Dieu, l'amour, l'amour et encore l'amour ; à un seul acte de pur amour de Dieu rien n'est comparable. (…) Ô mon Dieu, combien j'ai pitié des hommes qui ne croient pas à la vie éternelle ; je prie tant pour eux afin qu'eux aussi soient saisis par un rayon de la miséricorde et que Dieu puisse les presser sur Son cœur paternel. » [777–780]
Au purgatoire
Au début de sa vie religieuse, pendant une courte maladie, Sœur Faustine demanda à Jésus pour qui elle devait encore prier :
« Jésus me répondit qu'Il me ferait reconnaître la nuit suivante pour qui je devais prier. J'aperçus l'ange gardien qui m'ordonna de le suivre. Soudain je me trouvai dans un endroit brumeux, rempli de feu, et en lui beaucoup d'âmes souffrantes. Ces âmes prient très instamment, mais sans effet pour elles-mêmes ; seuls nous pouvons leur venir en aide. Les flammes qui brûlaient autour d'elles ne me touchaient pas. Mon ange gardien ne me quitta pas un seul instant. Je demandai aux âmes quelle était leur plus grande souffrance. Elles me répondirent d'un commun accord que leur plus grande souffrance était le désir de Dieu. J'ai vu la Mère de Dieu visitant les âmes au purgatoire. Les âmes appellent Marie 'Étoile des mers'. Elle leur apporte du soulagement. Je voulais encore parler avec elles, mais mon ange gardien me fit signe de partir. (…) J'entendis une voix intérieure qui disait :
'Ma miséricorde ne veut pas cela, mais la justice l'exige.'
Depuis ce temps je cultive un commerce plus étroit avec les âmes souffrantes. » [20]
Descente en enfer
« Aujourd'hui j'ai été conduite par un ange dans les abîmes de l'enfer. C'est un lieu de grand tourment ; sa surface est terriblement grande. Les sortes de tourments que j'ai vus sont les suivants : le premier tourment qui constitue l'enfer est la perte de Dieu ; le deuxième – le remords de conscience incessant ; le troisième – que ce sort ne change plus jamais. Le quatrième tourment – le feu qui pénètre l'âme sans la détruire ; c'est un tourment terrible ; c'est un feu purement spirituel allumé par la colère de Dieu. Le cinquième tourment – sont les ténèbres constantes et une odeur étouffante terrible. Bien qu'il fasse sombre, les démons et les âmes damnées se voient mutuellement ; ils voient tout le mal des autres et aussi le leur. Le sixième tourment – est la compagnie incessante de Satan. Le septième tourment – est le désespoir terrible, la haine contre Dieu, les blasphèmes, les malédictions et les outrages. Ce sont des tourments que tous les damnés endurent ensemble, mais ce n'est pas encore la fin. Il y a encore des tourments particuliers pour les âmes, à savoir des tourments des sens. Ce par quoi chaque âme a péché, par cela elle est tourmentée d'une manière terrible, indescriptible. Il y a des cavernes et des abîmes de tourment terribles où un tourment diffère de l'autre. Devant cette peine atroce je serais morte si la toute-puissance de Dieu ne m'avait soutenue. Le pécheur doit savoir qu'il sera tourmenté pendant toute l'éternité avec l'organe des sens avec lequel il pèche. J'écris à ce sujet sur l'ordre de Dieu afin qu'aucune âme ne puisse s'excuser en disant que l'enfer n'existe pas, ou aussi que personne n'y était et qu'on ne sait pas comment c'est là-bas. »
« Moi, Sœur Faustine, j'ai été sur l'ordre de Dieu dans les abîmes de l'enfer pour rapporter aux âmes et témoigner que l'enfer existe. Maintenant je ne peux pas en parler car j'ai l'ordre de Dieu de laisser cela par écrit. Les démons avaient une grande haine contre moi, mais par l'ordre de Dieu ils devaient m'obéir. Ce que j'ai consigné par écrit est une pauvre ombre des choses que j'ai vues. Une chose j'ai pu remarquer, là se trouvent surtout des âmes qui n'avaient pas cru à l'enfer. Quand je revins à moi je ne pouvais pas me remettre de l'effroi de voir combien les âmes souffrent là-bas. C'est pourquoi je prie encore plus instamment pour la conversion des pécheurs. Sans relâche j'implore la miséricorde de Dieu pour eux. Ô mon Jésus, je veux plutôt endurer des tourments jusqu'à la fin du monde que de T'offenser par le plus petit péché. » [741]
Ce témoignage personnel de sainte Sœur Faustine mérite d'autant plus d'attention qu'il concorde avec les enseignements de l'Église :
« L'enseignement de l'Église dit qu'il y a un enfer et qu'il dure éternellement. Mourir en état de péché mortel sans s'en être repenti et sans accepter l'amour miséricordieux de Dieu signifie rester séparé de Lui pour toujours par son propre choix libre. » (CEC 1035, 1033)
Prières à la Miséricorde Divine
« L'âme la plus heureuse est celle qui se confie à Ma miséricorde, car Je m'occupe d'elle Moi-même. » [1273]
Prière de Sœur Faustine [163]
Autant de fois que ma poitrine respire, autant de fois que mon cœur bat, autant de fois que le sang circule dans mon corps, autant de milliers de fois je veux louer Ta miséricorde, ô Très Sainte Trinité. (…) Que ce plus grand attribut de Dieu, Son insondable miséricorde, passe par mon cœur et mon âme vers mon prochain.
Aide-moi, ô Seigneur, pour que mes yeux voient avec miséricorde, pour que je ne soupçonne ni ne juge jamais d'après les apparences extérieures, mais que je discerne ce qui est beau dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi pour que mon ouïe devienne miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain, que mes oreilles ne restent pas indifférentes à la souffrance et à la plainte du prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue devienne miséricordieuse, pour que je ne parle jamais avec mépris de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et pleines de bonnes actions, afin que je ne fasse que du bien à mon prochain et que je prenne sur moi les travaux les plus difficiles et les plus pénibles.
Aide-moi pour que mes pieds soient miséricordieux, pour qu'ils se hâtent toujours au secours de mon prochain et dominent ma propre lassitude et fatigue. Mon véritable repos est dans le service du prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances du prochain, que je ne refuse mon cœur à personne, que je cultive des rapports sincères même avec ceux dont je sais qu'ils abuseront de ma bonté ; moi-même je m'enfermerai dans le cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde, ô mon Seigneur, repose en moi.
Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout.
Litanies de la Miséricorde Divine [949]
Miséricorde de Dieu,
jaillie du sein du Père,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
plus grand attribut de Dieu,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
mystère incompréhensible,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
source jaillissant du mystère de la Très Sainte Trinité,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
insondable à toute intelligence humaine ou angélique,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
d'où jaillit toute vie et tout bonheur,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
au-dessus des cieux,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
source de miracles et de mystères,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
qui embrasse l'univers entier,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
venue au monde en la personne du Verbe Incarné,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
jaillie de la blessure ouverte du Cœur de Jésus,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
contenue dans le Cœur de Jésus pour nous, et surtout pour les pécheurs,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
insondable dans l'institution de la Sainte Eucharistie,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
dans l'institution de la Sainte Église,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
dans le sacrement du saint Baptême,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
dans notre justification par Jésus-Christ,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
qui nous accompagne pendant toute notre vie,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
qui nous enveloppe particulièrement à l'heure de notre mort,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
qui nous donne la vie éternelle,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
qui nous assiste à chaque instant de notre vie,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
qui nous protège du feu de l'enfer,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
dans la conversion des pécheurs endurcis,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
étonnement des anges et incompréhensible aux saints,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
insondable dans tous les mystères de Dieu,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
nous relevant de toute misère,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
source de notre bonheur et de notre joie,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
nous appelant du néant à la vie,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
englobant toutes les œuvres de Ses mains,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
couronnant tout ce qui est et sera,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
dans laquelle nous sommes tous plongés,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
douce consolation des cœurs tourmentés,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
unique espoir des âmes désespérées,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
repos des cœurs, paix au milieu de la terreur,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
délices et ravissement des âmes saintes,
j'ai confiance en Vous !
Miséricorde de Dieu,
éveillant la confiance malgré le désespoir,
j'ai confiance en Vous !
Ô Dieu Éternel, dont la miséricorde est insondable et le trésor de pitié inépuisable, regarde-nous avec bonté et augmente en nous Ta miséricorde, afin que dans les moments difficiles nous ne désespérions pas et ne perdions pas courage, mais que nous nous abandonnions avec une grande confiance à Ta sainte volonté, qui est l'amour et la pitié même. Amen.
Consécration à Jésus Miséricordieux
Jésus Miséricordieux, Ta bonté est infinie, et les trésors de Tes grâces sont inépuisables. J'ai une confiance sans bornes en Ta miséricorde qui surpasse toutes Tes œuvres.
Je me consacre entièrement à Toi pour vivre dans les rayons de Ta grâce et de Ton amour qui ont jailli de Ton cœur sur la croix.
Je veux répandre Ta miséricorde et réciter particulièrement Ton chapelet pour implorer Ta pitié pour nous, pour la conversion des pécheurs, pour le monde entier et pour les pauvres âmes du purgatoire.
Mais Toi Tu me protégeras comme Ta propriété et Ta gloire, car je redoute tout de ma faiblesse et j'espère tout de Ta miséricorde.
Puisse l'humanité entière reconnaître la profondeur incompréhensible de Ta miséricorde, mettre en elle toute son espérance et la louer éternellement. Amen.
Jésus, j'ai confiance en Toi, car Tu es mon assurance !
Chemin de Croix sur la vie intérieure
(Cf. Dieu qui est riche en miséricorde)
« C'est aux âmes qui contemplent dévotement Ma passion que J'accorde le plus de grâces. » [737]
Prière d'introduction
Seigneur miséricordieux, mon Maître, je veux Te suivre fidèlement, je veux T'imiter dans ma vie d'une manière toujours plus parfaite. C'est pourquoi je Te prie de m'accorder, par la contemplation de Ta passion, la grâce de comprendre toujours mieux les mystères de la vie spirituelle.
Marie, Mère de miséricorde, conduis-moi sur les sentiers de l'amère passion de Ton Fils et obtiens-moi les grâces nécessaires pour vivre ce chemin de croix avec fruit. Je l'offre particulièrement pour la sanctification des prêtres et des religieux et pour tous ceux qui aspirent à une véritable intériorité et perfection.
Prière avant chaque station du chemin de croix
Nous T'adorons, Seigneur Jésus-Christ, et nous Te bénissons.
Parce que Tu as racheté le monde par Ta sainte croix.
I. Station
Jésus est condamné à mort
Les grands prêtres et tout le Sanhédrin cherchaient de faux témoignages contre Jésus pour pouvoir Le condamner à mort.
(Mt 26,59-60)
Jésus :
« Ne t'étonne pas d'être parfois exposé innocemment à des soupçons. Par amour pour toi, J'ai bu le premier le calice des souffrances innocentes. » [289]
« Quand J'étais devant Hérode, J'ai demandé pour toi la grâce de t'élever au-dessus du mépris des hommes et de suivre fidèlement Mes sentiers. » [1164]
Sœur Faustine :
« Nous sommes habitués à réagir à la parole et nous pensons devoir répondre tout de suite, sans faire attention si c'est la volonté de Dieu que nous parlions. Une âme silencieuse est forte ; toutes les contrariétés ne lui nuisent pas si elle persévère dans le silence. Une âme silencieuse est capable de s'unir à Dieu très intimement. » [477]
Jésus Miséricordieux, aide-moi à être capable d'accepter tout jugement humain, et ne permets pas que je Te condamne un jour dans mon prochain.
II. Station
Jésus est chargé de Sa croix
« Jésus, portant Sa croix, sortit de la ville pour aller vers l'endroit appelé Lieu du Crâne (en hébreu : Golgotha). »
(Jn 19,17)
Jésus :
« N'aie pas peur des souffrances, Je suis avec toi. » [151]
« Plus tu aimeras la souffrance, plus ton amour pour Moi sera pur. » [279]
Sœur Faustine :
« Jésus, je Te remercie pour les petites croix quotidiennes, pour les obstacles à mes projets, pour le poids de la vie commune, pour la fausse interprétation des intentions, pour les humiliations par les autres, pour les rapports rudes avec nous, pour les accusations sans fondement, pour la santé fragile et l'épuisement, pour le renoncement à ma propre volonté, pour l'anéantissement de mon propre moi, pour le manque de reconnaissance en tout, pour le renversement de tous les plans. » [343]
Jésus Miséricordieux, apprends-moi à apprécier le poids de la vie, la maladie et chaque souffrance, et à porter cette croix quotidienne avec amour.
III. Station
Jésus tombe pour la première fois sous le poids de la croix
« C'est pour notre salut que le châtiment est tombé sur Lui, c'est par Ses blessures que nous sommes guéris. »
(Is 53,5)
Jésus :
« Les fautes involontaires des âmes ne M'arrêtent pas dans Mon amour pour elles (…) et ne M'empêchent pas de M'unir à elles ; mais les plus petites fautes, faites volontairement, arrêtent Mes grâces ; Je ne peux pas combler de telles âmes de Mes dons. » [1641]
Sœur Faustine :
« Ô mon Jésus, combien je suis encline au mal. Cela me force à une vigilance constante sur moi-même. Mais je ne me laisse décourager par rien. J'ai confiance en la grâce de Dieu, qui est abondante dans la plus grande misère. » [606]
Seigneur miséricordieux, préserve-moi de toute infidélité, même la plus petite, mais commise volontairement et consciemment.
IV. Station
Jésus rencontre Sa sainte Mère
« Et toi-même, un glaive te transpercera l'âme. »
(Lc 2,35)
Jésus :
« Bien que toutes les œuvres qui naissent de Ma volonté soient exposées à de grandes souffrances, considère si l'une d'elles a été exposée à de plus grandes souffrances que Mon œuvre directe, l'œuvre de la Rédemption. Tu ne devrais pas trop t'affliger à cause des contrariétés. » [1643]
Sœur Faustine :
« J'entendis la voix de la Très Sainte Mère : 'Sache, ma fille, bien que j'aie été élevée à la dignité de Mère de Dieu, sept glaives de douleur ont transpercé mon cœur. Ne fais rien pour ta défense, supporte tout avec humilité, Dieu Lui-même te défendra.' » [786]
Marie, Mère des Douleurs, sois toujours avec moi, particulièrement dans la souffrance, comme Tu étais présente au chemin de croix de Ton Fils.
V. Station
Simon de Cyrène aide Jésus à porter Sa croix
« Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène (…) et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus. »
(Lc 23,26)
Jésus :
« Je permets les difficultés pour multiplier tes mérites. Ce n'est pas le bon résultat que Je récompense, mais la patience et la peine entreprises pour Moi. » [86]
Sœur Faustine :
« Ô mon Jésus, Tu ne récompenses pas pour le bon résultat d'une action, mais pour la volonté sincère et les peines. C'est pourquoi je suis tout à fait tranquille, même si tous mes efforts et fatigues restaient vains ou ne devaient jamais être réalisés. Si je fais tout ce qui est en mon pouvoir, le reste ne m'appartient plus. » [952]
Jésus, mon Seigneur, que chaque pensée, chaque parole et chaque action se fassent uniquement par amour pour Toi. Purifie mes intentions.
VI. Station
Véronique essuie la face de Jésus
« Beaucoup ont été horrifiés à Son sujet, tant Son visage était défiguré, Il n'avait plus d'apparence humaine, Son aspect n'était plus celui d'un homme. »
(Is 52,14)
Jésus :
« Sache que si tu fais quelque chose de bien à une âme quelconque, Je l'accepte comme si tu le faisais pour Moi-même. » [1768]
Sœur Faustine :
« De Jésus j'apprends à être bonne, de Celui qui est la bonté même, afin que je puisse être appelée fille du Père Céleste. » [669]
« Un grand amour peut transformer les petites choses en grandes et seul l'amour donne de la valeur à nos actes. » [303]
Seigneur Jésus, mon Maître, fais que mes yeux, mes mains, ma bouche et mon cœur soient miséricordieux. Transforme-moi en miséricorde.
VII. Station
Jésus tombe pour la deuxième fois
« Il a porté nos maladies et S'est chargé de nos douleurs. »
(Is 53,4)
Jésus :
« La raison de tes échecs est que tu comptes trop sur toi-même et que tu T'appuies trop peu sur Moi. » [1488]
« Sache que par toi-même tu ne peux rien. » [639]
« Sans Mon aide particulière, tu n'es même pas capable de recevoir Mes grâces. » [738]
Sœur Faustine :
« Jésus, ne me laisse pas seule. (…) Tu sais, Seigneur, combien je suis faible. Je suis l'abîme de la misère, je ne suis que néant ; est-il alors étonnant que si Tu me laisses seule, je tombe ? » [1489]
« Ainsi Tu dois, Jésus, être constamment avec moi, comme une mère auprès de son enfant faible, et même plus encore. » [264]
Que Ta grâce me vienne en aide, Seigneur, afin que je ne tombe pas continuellement dans les mêmes erreurs. Et si je tombe, aide-moi à me relever et à glorifier Ta miséricorde.
VIII. Station
Jésus console les femmes de Jérusalem
« Il était suivi d'une grande foule de peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Lui. »
(Lc 23,27)
Jésus :
« Oh ! combien M'est chère la foi vive. » [1421]
« Je désirerais qu'en ce temps actuel il y ait plus de foi parmi vous. » [353]
Sœur Faustine :
« Je Te prie instamment, Seigneur, de fortifier ma foi, afin que je ne me laisse pas guider dans la grisaille quotidienne par des humeurs humaines, mais par l'Esprit. Oh ! comme tout tire l'homme vers la terre, mais la foi vive maintient l'âme dans les sphères supérieures et assigne à l'amour-propre la place qui lui revient, la toute dernière. » [210]
Seigneur miséricordieux, je Te remercie pour le saint baptême et pour la grâce de la foi. Sans cesse je crie : Seigneur, je crois, augmente ma foi !
IX. Station
Jésus tombe pour la troisième fois
« Maltraité, Il s'humiliait et n'ouvrait pas la bouche. »
(Is 53,7)
Jésus :
« Sache que le plus grand obstacle à la sainteté est le découragement et l'inquiétude sans fondement. Ils t'enlèvent la possibilité de t'exercer à la vertu. (…) Je suis toujours prêt à te pardonner. Chaque fois que tu Me le demandes, tu glorifies Ma miséricorde. » [1488]
Sœur Faustine :
« Mon Jésus, malgré Tes grâces, je sens et je vois toute ma misère. Je commence et je finis la journée dans le combat. À peine ai-je fini avec une difficulté que dix nouvelles surgissent à sa place, qu'il faut combattre. Mais je ne m'en afflige pas, car je sais que maintenant c'est le temps de la lutte et non de la paix. » [606]
Seigneur miséricordieux, je Te donne ce qui est ma seule propriété, c'est-à-dire le péché et la faiblesse humaine. Je T'implore pour que ma misère s'engloutisse dans Ton insondable miséricorde.
X. Station
Jésus est dépouillé de Ses vêtements
« Ainsi devait s'accomplir la parole de l'Écriture : 'Ils se sont partagé Mes habits ; ils ont tiré au sort Mon vêtement.' »
(Jn 19,24)
Sœur Faustine :
« Jésus se tint soudain devant moi, dépouillé de Ses vêtements, couvert de plaies sur tout le corps, les yeux remplis de sang et de larmes, tout le visage défiguré, couvert de crachats. Alors Jésus me dit : »
Jésus :
« L'épouse doit être semblable à l'Époux. »
Sœur Faustine :
« Je compris ces paroles profondément. Ici il n'y a pas de place pour le doute. Ma ressemblance avec Jésus doit se faire par la souffrance et l'humilité. » [268]
Jésus, qui es doux et humble de cœur, forme mon cœur selon Ton Cœur.
XI. Station
Jésus est cloué à la croix
« Ils amenèrent Jésus au lieu appelé Golgotha. C'était la troisième heure quand ils Le crucifièrent. »
(Mc 15,22.25)
Jésus :
« Ma disciple, aie un grand amour pour ceux qui t'imposent des souffrances ; fais du bien à ceux qui te haïssent. » [1628]
Sœur Faustine :
« Ô mon Jésus, Tu sais quels efforts il faut pour être honnête et sincère avec ceux devant qui notre être se rebiffe, ou avec ceux qui nous ont fait du mal consciemment ou inconsciemment ; humainement parlant, c'est impossible. Dans de tels moments, je m'efforce, plus que jamais, de découvrir Jésus dans la personne correspondante et par amour pour ce Jésus, je fais tout pour ces personnes. » [Cf. 766]
Ô amour très pur, règne sur mon cœur en toute plénitude et aide-moi à aimer ce qui dépasse toute mesure humaine. [Cf. 328]
XII. Station
Jésus meurt sur la croix
« Jésus poussa un grand cri : 'Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit.' Après ces paroles, Il expira. »
(Lc 23,46)
Jésus :
« Tout cela pour la rédemption des âmes. Réfléchis à ce que tu fais pour leur salut. » [1184]
Sœur Faustine :
« Je vis des foules entières d'âmes crucifiées tout comme Jésus. J'en vis une deuxième et une troisième troupe. La deuxième troupe n'était pas clouée à la croix, mais les âmes tenaient la croix fermement à la main. La troisième troupe n'était ni crucifiée, ni ne tenait la croix à la main, mais elles la traînaient derrière elles et étaient mécontentes. »
Jésus :
« Vois-tu les âmes qui Me ressemblent dans la souffrance et le mépris, elles Me ressembleront aussi dans la glorification ; par contre, celles qui Me ressemblent moins dans la souffrance et le mépris, auront aussi moins de ressemblance avec Moi dans la glorification. » [446]
Jésus, mon Rédempteur, cache-moi dans la profondeur de Ton Cœur, afin que fortifiée par Ta grâce, je Te ressemble dans l'amour de la croix et que j'aie part à Ta glorification.
XIII. Station
Jésus est descendu de la croix et déposé dans les bras de Sa Mère
« Joseph d'Arimathie (…) demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus, et Pilate le permit. »
(Jn 19,38)
Jésus :
« Une âme qui croit fermement en Ma bonté M'est la plus chère. Je lui accorde Ma confiance et Je lui donne tout ce qu'elle demande. » [453]
Sœur Faustine :
« Je me réfugie en Ta miséricorde, Dieu de bonté, car Toi seul es bon. Même si ma misère est grande et mes fautes nombreuses, j'ai confiance en Ta miséricorde ; car Tu es le Dieu de miséricorde, dont on n'a pas entendu parler depuis des siècles et le ciel et la terre ne se souviennent pas qu'une âme ait été déçue, qui a eu confiance en Ta miséricorde. » [1730]
Marie, Mère de miséricorde, conduis-moi sur le chemin de la vie intérieure. Apprends-moi à souffrir et à aimer dans la souffrance.
XIV. Station
Jésus est mis au tombeau
« Joseph prit le corps et l'enveloppa d'un linceul de lin pur. Puis il Le déposa dans un tombeau neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc. »
(Mt 27,59-60)
Jésus :
« Tu n'es pas encore dans la maison du Père. Va donc, fortifiée par Ma grâce, et combats pour Mon royaume dans les âmes des hommes. Combats comme un enfant de roi et pense que les jours d'exil passent vite et avec eux la possibilité d'amasser des mérites pour le ciel. J'attends de toi (…) un grand nombre d'âmes qui glorifieront Ma miséricorde pour l'éternité. » [1489]
Sœur Faustine :
« Chaque âme que Tu m'as confiée, Jésus, je veux la soutenir par la prière et le sacrifice, afin que Ta grâce puisse agir en elle. Ô grand Ami des âmes, mon Jésus, je Te remercie pour Ta grande confiance, d'avoir daigné placer les âmes sous notre garde. » [245]
Fais, Seigneur miséricordieux, que pas une seule des âmes que Tu m'as confiées ne se perde.
Prière après le chemin de croix
Mon Jésus, mon unique espoir, je Te remercie pour le livre que Tu as ouvert devant les yeux de mon âme. Ce livre est Ta passion que Tu as acceptée par amour pour moi. De ce livre j'ai appris à aimer Dieu et les âmes. Il contient des trésors incommensurables pour nous.
Ô Jésus, si peu d'âmes Te comprennent dans Ta passion par amour ! (…) Heureuse l'âme qui a compris l'amour du Cœur de Jésus. [304]
Biographie de sainte Sœur Faustine (1905-1938)
« Sauver une seule âme pour l'éternité vaut la peine de faire des sacrifices toute une vie. » [1435]
Helen Kowalska, tel était le nom de Sœur Faustine avant son entrée au couvent, est née le 25 août 1905 dans le village polonais de Glogowiec, troisième de dix enfants d'une pauvre famille paysanne. Très tôt déjà s'éveilla en Helen le désir d'aller au couvent. Le père pourtant y était opposé, car il ne se voyait pas en mesure de fournir le trousseau exigé pour l'entrée au couvent. Ainsi Helen essaya de refouler sa vocation en s'adonnant aux choses du monde.
Une expérience profonde lors d'un bal réveilla en elle à nouveau le premier désir : pendant la danse elle vit soudain Jésus martyrisé, tout couvert de plaies à côté d'elle, qui lui dit :
« Jusqu'à quand devrai-Je t'endurer, et jusqu'à quand Me feras-tu attendre ? » [9]
Cette rencontre avec Jésus marqua le tournant dans son histoire de vocation. Touchée au plus profond de l'âme, elle alla aussitôt dans une église et se jeta devant le tabernacle. Dans cette attitude elle supplia Dieu de lui faire savoir ce qu'elle devait faire maintenant. Alors elle entendit dans son cœur les paroles :
« Pars tout de suite pour Varsovie, là tu entreras au couvent ! » [10]
Laissant derrière elle sa vie passée, elle partit sans hésiter pour Varsovie et s'efforça là-bas d'entrer dans un couvent. Partout elle fut éconduite, jusqu'à ce qu'elle trouve enfin accueil auprès de la Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu de la Miséricorde. Elle y entra le 1er août 1925.
Dieu choisit cette simple religieuse pour rapprocher et annoncer à tous les hommes la vérité révélée dans la Sainte Écriture sur Son amour miséricordieux. Sa mission consistait aussi à implorer la miséricorde de Dieu pour le monde entier par des formes de vénération appropriées, afin de susciter ainsi un mouvement pour le renouveau de la vie religieuse dans l'esprit de la confiance chrétienne et de la miséricorde.
Très fidèle dans l'accomplissement de sa mission, elle mourut déjà à l'âge de 33 ans le 5 octobre 1938 au couvent de Cracovie-Lagiewniki de la tuberculose.
Le 18 avril 1993 Sœur Faustine fut béatifiée par le Pape Jean-Paul II. Avec sa canonisation le 30 avril 2000 il a aussi officiellement instauré la « fête de la Miséricorde Divine » pour toute l'Église et fixé sa célébration au premier dimanche après Pâques (Dimanche de Quasimodo).
« Regarde dans Mon cœur miséricordieux et reflète Sa pitié dans ton propre cœur et tes actes. »
– Jésus à sainte Sœur Faustine
« Nous sommes le plus semblables à Dieu quand nous accordons le pardon à notre prochain. »
– Sainte Sœur Faustine